Agence de Voyage

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Vos souvenirs de voyage en Namibie

Chers amis, vous êtes nombreux, à votre retour de voyage, à partager avec nous vos impressions et vos souvenirs, vos déceptions ou vos coups de cœur, et parfois même l’adresse d’un nouvel hôtel ou d’un bon restaurant. Nous souhaitons vous remercier pour votre fidélité et votre confiance. Grâce à vous, nous approfondissons chaque jour notre connaissance du terrain, et de cet enrichissement réciproque naissent des voyages qui sont aussi un peu votre œuvre.

Bonjour,

Namibie - Jeep

Namibie – Jeep

Les vacances terminées, nous tenions à vous remercier et vous féliciter pour l’organisation de notre voyage en Namibie. Nous avons eu beaucoup de plaisir à parcourir ce superbe pays, sans le moindre problème… absolument parfait. Quelques points forts comme gravir les dunes, voler au dessus du Namib en montgolfière, les paysages grandioses entre Purros et Orupembe, le GPS bien utile dans la région de Etanga, du « vrai » 4×4 dans le col à la sortie de Otjitanda en direction de Etengwa, les chutes à Epupa ainsi que traquer les animaux à Etosha resterons longtemps dans nos mémoires. Merci à toutes les personnes qui ont travaillé à la préparation de notre voyage. Meilleures salutations,

Christelle et Claude

Bonjour,

Namibie - Sossusvlei Dune

Namibie – Sossusvlei Dune

Nous tenons tout d’abord à relever que, malgré quelques petits soucis matériels, notre voyage c’est super bien passé et que nous avons beaucoup apprécié le soin avec lequel vous nous l’aviez concocté. Les collaborateurs de l’agence Wilderness sur place ont été super compétents et nous avons beaucoup apprécié les contacts réguliers avec Catherine et son équipe. Le rythme de 2 nuits dans le même lodge la plupart du temps nous a donné l’occasion de faire quelques marches fabuleuses, seuls ou avec guide. Nous rentrons de ce voyage avec des images pleins les yeux et des rencontres fantastiques avec les hôtes de certains lodges (Amani, Zebra, Barchan Dune entre autres) ou les employés des lodges. À deux au volant de notre voiture (une traditionnelle qui a vite dû être changée contre un 4×4 vu l’état des pistes en raison de fortes pluies) nous nous sommes pris pour de vrais aventuriers et avons retrouver nos âmes d’enfant. Chaque jour nous apportait de nouvelles découvertres en termes de paysages, d’animaux, de nourriture, de rencontre et de petites aventures qui déclenchaient un peu d’adrénaline.

Namibie - Kaokoland Élephant

Namibie – Kaokoland Élephant

Ce mois de mars était pluvieux, mais cela nous a permis d’observer des splendeurs telles que de l’herbe dans le désert, les rivières coulantes et le must du must : la saison des petits chez les animaux… magique !!! A côté de cela, nous nous rendons bien compte des difficultés économiques et politiques de ce pays relativement jeune puisque libre depuis 18 ans. Nous avons été très touchés par leur envie de développer un éco-tourisme. Il s’agit pour eux d’une nécessité, d’une question de survie qui force le respect malgré les petites contraintes auxquelles on se fait très vite et très bien : extinction des feux après 22h, douches chaudes que le soir, un seul menu proposé par repas, pas de télé, etc.. Nous voici de retour avec des souvenirs plein la tête et la Namibie dans nos cœurs. On y retournera !

Christine et Antoine

Voyage en Namibie du 14 au 27 avril 2014

 

Préparation du voyage à l’èRe du Voyage, petite agence sympathique à Nyon.

Notre périple sera luxueux, un petit Cessna 5 places va nous conduire dans nos déplacements et faire plaisir à Pierre., qui fût jadis pilote ; (nous bénéficierons de six vols du Cessna d’une durée s’étageant de 35 minutes à 2 heures). L’avionnette se révèlera très utile, parce que le pays est immense et, nous pourrons ainsi voir un maximum du pays. Nous dormirons dans de magnifiques lodges et aurons un 4×4  à disposition pour aller voir les animaux et la Nature avec un grand N. La présence de ce  petit avion me rassure, car si je ne supporte pas mon traitement à la cortisone pour ma maladie de Horton (je viens de commencer), je pourrai être facilement rapatriée à Windhoek, la capitale.

 

Lundi 14 :
Départ de Genève à 15 h30 pour Francfort avec Lufthansa.

4 heures d’attente très agréables au Lounge VIP de Francfort. Pierre a eu la bonne idée de nous inciter à prendre la business class pour l’aller (nuit dans l’avion), car le lendemain, un grand programme nous attend pour toute la journée.

Départ de Francfort à 20 h 30 avec Air Namibia. Nos places sont très spacieuses et nous sentons que nous allons pouvoir dormir un peu, après un délicieux dîner saumon/olives et poulet. Nous réussissons à dormir 5 heures, ce qui est parfait.

Mardi 15 :
Le vol dure 9 h 45, nous arrivons à 5 h 30, heure locale, à Windhoek (= le crochet du vent), capitale sur le plateau namibien. Notre pilote, Heinrich Devaal, un affable Afrikaner de Cape Town, nous attend à la descente d’avion. Les formalités sont rigoureuses, la responsable du contrôle ne plaisante pas, très à cheval sur le règlement, elle nous oblige à passer devant son guichet, malgré les dénégations de Heini (tension raciale, réaction de prestance ou besoin de montrer qui commande désormais ?)

On embarque dans le petit Cessna (cinq places) pour Sossusvlei. Nos bagages ne doivent pas dépasser 15 kg par personne. Ils semblent un peu plus lourds, car s’ajoute le poids de nos sacs à dos. Sossusvlei est au Sud-Ouest de la Namibie, dans le désert du Namib composé d’immenses dunes de sable, s’étageant de l’ocre au bistre, sable, jaune, fauve et abricot.

Distribution par le pilote d’eau et de bouchons pour les oreilles. Vol magnifique d’une heure 15, calme, on vole bas et on participe merveilleusement au paysage, formé de montagnes tabulaires et de désert semi-aride. On est frappé par l’absence d’habitations, le pays est vide (2,2 millions d’habitants, répartis en 12 ethnies, pour 4 ou 5 fois la superficie de la France, il y a environ 140 000 blancs, descendants de colons allemands ou d’immigrants sud-africains pour la plupart).

Je me sens bien et j’obéis à Diane en buvant souvent de petites gorgées d’eau.

Atterrissage un peu brusque, dorénavant les dames se mettront à l’arrière, car elles sont plus légères que les hommes….

Arrivée au lodge Sossus Dune Lodge, implanté directement dans le parc. On est accueilli chaleureusement avec des serviettes fraîches et des boissons. Ce sera le cas, tout au long du voyage, nous sommes frappés par le contact franc, direct et charmant du personnel, qui est très professionnel, sans se départir de naturel, d’humour et d’envie notoire de faire plaisir. Il existe une excellente école de tourisme dans le pays.

Après un déjeuner assez mauvais, nous partons avec Paul, notre guide, à 14h 30 pour les dunes. D’abord une marche sur Big Papa, jusqu’à un lac salé désertique argileux avec des acacias brulés. Le contraste entre cette étendue salée argentée, ces troncs calcinés et les dunes fauves est splendide. Le guide nous fait admirer des scarabées bleus-blancs grillés par le soleil, ils sont noirs au départ et changent de couleur pour résister au soleil.

Puis nous reprenons le 4×4 pour nous rendre au Big Mama, une imposante dune que nous essayons de gravir à pied. La marche est ardue, car nous passons par la crête et les flancs de sable de chaque côté ne sont pas stabilisés. Cela nous donne le vertige. Bérengère décide de s’arrêter, nous essayons Antoine et moi un autre chemin, car nous sommes venus pour admirer le coucher du soleil et espérons arriver en haut avant le moment fatidique. La marche est épuisante, mais nous arrivons à temps, toutefois pas suffisamment tôt pour bénéficier d’une grande vue.

Nous redescendons à grandes enjambées dans le sable profond rejoindre notre guide qui nous attend pour un apéritif à la nuit tombante au Dead Vlei (vallée de la mort). Une lune pleine, majestueuse et phosphorescente se lève ; je me demande si le bébé de Thierry et Eveline est en train de naître ! Notre guide Paul nous fait un cours magistral et poétique sur les étoiles (Croix du Sud, Orion, Scorpion), lampe de poche à l’appui.

La nuit est mauvaise, car j’ai fait trop d’efforts physiques et toutes les douleurs reviennent. Je crois avoir perdu mes médicaments et je m’affole pour rien.

 Mercredi 16
Nous partons pour Wolwedans en 4×4, accompagnés encore par Paul. Notre lodge se trouve dans une réserve à 90 km au Sud de Sessriem, elle-même à l’intérieur de la très grande Namib Rand Nature Reserve.

En chemin, nous rencontrons toutes sortes d’antilopes, gazelles, springboks, oryx ; (animal emblématique de la Namibie avec ses belles cornes inclinées vers l’arrière). Tout au long du voyage, nous rencontrerons une variété extraordinaire d’antilopes

Les acacias sont souvent brûlés par manque d’eau.

Pic-nic couvert installé en pleine nature, herbes hautes, montagnes rouges en granit avec parfois du basalte noir. La lodge (2 nuits au Wolwedans Dunes Lodge) est magnifique, très bien meublée.

Jeudi 17
Excursion en 4×4 avec Ben, notre guide et un couple de New Yorkais, lui travaille dans le pétrole et à la City Bank, elle initie les enfants à l’Art en leur faisant visiter le Metropolitan Museum de New York.

Après-midi de piscine avec couple belge affable. Site exceptionnel.

Dîner aux bougies avec 5 plats, dont une exquise soupe à l’orange. Bon vin sud-africain. On devise avec le personnel très sympa, ils chantent pour un anniversaire à trois voix. Tous Namibiens noirs. L’ambiance très gaie semble excellente entre eux. Ils sont fiers d’avoir acquis en 1990 leur indépendance, après avoir subi un cruel régime d’apartheid par les Allemands, puis par les Sud-Africains. Même si les Ovambo représentent la plus grande ethnie (plus de 50% de la population), les droits des minorités sont garantis par la Constitution. L’hôtel appartient à la famille du Dr Bruckner, allemand d’origine, dont le fils est Namibien, vit à Windhoek et possède plusieurs lodges. La responsabilité de la bonne marche de la lodge revient aux Noirs, toute la comptabilité se fait au camp d’entrée de la lodge. Les communications sont très difficiles, le personnel se sert de walkie-talkies.

 Vendredi 18 avril
Ben nous conduit à l’avion, il nous fournit en eau et nous fait de grands signes. Nous lui remettons son bourboire, après avoir garni également d’un bourboire la boîte réservée au personnel (« staff box », avec redistribution équitable aux travailleurs), rituel qui se renouvelle à chaque lodge selon les prescriptions de l’agence de Nyon.

Vol de deux heures 10 minutes jusqu’au Damaraland. Comme nous partons tôt le matin, nous avons toujours bénéficié d’une météo clémente et de vols sans soubresauts (sauf le dernier sur Windhoek, mais pas méchant). Le vol est très désertique, nous survolons une mine d’uranium.

Notre lodge , le Dorro Nawas nous semble un peu sinistre, toute noire, juchée sur une colline,. Il fait très chaud, il y a beaucoup de moustiques.. Le fan est trop fort. Nous bénéficions d’un lit à roulettes, que nous pouvons tirer en plein air, sur la terrasse si nous le désirons. On nous le déconseille, car un lion rôde par là ! Pas de Wi-fi  pour changer.

Belle excursion dans le Veld, peintures rupestres d’animaux sur la roche (assez sommaires). Apéritif qui va devenir classique, au coucher du soleil. Admirons un arbre du berger. Nous ne visitons pas le village réclamé par Antoine (très difficile de sortir du programme prévu).

Dîner sympa avec notre pilote, il a 3 garçons, dont un s’appelle Pierre et le second Peter et le troisième Piet ! Sa femme s’occupe du marketing du vignoble de son père à Stellenbosch, près de Cape Town. Ils ont possédé une lodge dans la montagne, reprise par son frère et un grand groupe hôtelier. Ils avaient acheté une maison au Cap et ont subi un cambriolage très pénible, (il semble que ce soit des Mozambicains et des Angolais, qui ont fait le coup.) Ils ont été menottés avec un de leurs enfants, pendant que le second faisait semblant de dormir dans une autre chambre et on leur a tout pris. C’était, il y a deux ans, après cette expérience traumatisante, ils ont déménagé et habitent dans un endroit hyper sécurisé. Gros problèmes de sécurité au Cap actuellement.

Le personnel termine le dîner avec des danses et des chants typiques du Damaraland. Je tente de téléphoner à Thierry, je tombe sur la femme de ménage bolivienne, qui me dit que le bébé est né et que Thierry est à la clinique. La conversation est coupée et elle n’a pas le temps de me dire le sexe de l’enfant. Je rappelle, c’est un garçon !!! Antoine est bouleversé et ne dit rien pendant une heure. Je rappelle une troisième fois et tombe sur Thierry, qui me raconte que l’accouchement a été très facile, en trois heures, que le bébé est né vers 4 heures 30 de l’après-midi, que tout le monde va bien et que l’enfant s’appelle Isaac, 3 kg 850, 51 cm. Nous apprendrons par la suite que le bébé a contracté une forte jaunisse et devra rester 9 jours à la clinique. Dora déclenche une monstre varicelle ce même 18 avril et ne pourra pas voir sa mère pendant tout ce temps. Elle est très fâchée, Thierry fait de son mieux !

Antoine s’énerve, car il ne peut aller voir le mari de Christine von Garnier, son ancienne collègue du Journal de Genève, qui réside à Windhoek, ni la côte Atlantique à Swakopmund, ville allemande. Il espérait que le pilote ravitaillerait là-bas, mais c’est déjà fait. Le pilote ne voit pas de possibilités pour Antoine d’y aller par ses propres moyens, bien que les routes soient très bonnes, soit en latérite, soit en sable. On n’apprendra que le lendemain, que Heini a accompagné en avionnette sa « bonne amie », aussi pilote et jolie par dessus le marché à Swakopmund….

Samedi 19 avril
En route pour Purros,, Koakaland , toujours dans le Damaraland au Okhahirongo Elephant Lodge . Vol sans histoires de 40 minutes. Magnifique lodge, style mexicain, avec décoration marocaine et locale , agencée par deux italiennes. Le patron est Namibien, il se dit italien d’origine, mais ne parle pas du tout la langue. Le lieu est pierreux et très chaud avec une magnifique piscine, qui fera nos délices à Bérengère et moi.

Avec un 4×4, nous partons avec notre nouveau guide Bravo de la communauté des HImbas, à la traque des éléphants, accompagnés d’un jeune couple anglais et d’américains du Yosémitie Park, invités par la sœur, très sympathique, intelligente, amoureuse de l’Afrique, médecin sans frontière, qui travaille dans une grande township : Kayelisha, au Cap, où elle se sent plus sûre que chez elle, dans un quartier sécurisé bourgeois du Cap. Elle n’a plus envie de vivre aux Etats-Unis après ses expériences africaines.

Nous voyons – après de longues recherches et la découverte de bouses fraîches, que le guide presse dans ses mains, pour en extraire de l’urine d’éléphant et nous en démontrer, si besoin est, la fraîcheur – un éléphant isolé, qui se goberge de pousses d’arbres. Il ne faut pas utiliser de flashes pour ne pas l’irriter. Puis nous tombons sur un groupe de six éléphants avec bébé à la nuit tombante, quel bonheur.

Après s’être consciencieusement lavé les mains Bravo nous prépare un bel apéritif sur un promontoire, puis nous ramène au camp dans l’obscurité et retrouve sur le chemin mon chapeau, qui s’était envolé durant la traque !

Pierre n’est pas content, car les moustiquaires ne sont pas préparées dans nos chambres

et surtout il n’y a pas d’eau pour la nuit, nous avons de la peine à trouver la serrure de nos portes dans une obscurité totale.

Dimanche 20 avril
Toujours à l’Elephant Lodge. Nous partons avec Bravo à 8 h 00 pour visiter un village Himba, dont Bravo a une demi-sœur, qui vit là-bas. Lui-même a commencé par être berger et garder le bétail dans la montagne (vaches et chèvres) dans cette communauté, son frère l’a persuadé d’entreprendre des études, d’apprendre l’anglais et de renoncer à ses responsabilités de gardien de troupeau, ce qu’il a trouvé terriblement difficile au début. Il a dû quitter ses 4 frères et sœurs et sa demi-sœur pour habiter un « hostal » à Purros avec d’autres enfants et revoir ses parents une seule fois par mois. Pendant deux ans, il n’a rien appris à l’école, trop tourmenté du sort de ses animaux. Puis il s’est adapté, il a réussi ses examens et est devenu chauffeur et guide de réserve professionneI. Il nous raconte qu’il vit avec une femme depuis 10 ans, a eu deux enfants avec elle, dont il paie l’écolage, il aimerait bien l’épouser dans deux ans, mais il doit lui apporter 1 vache, 2 chèvres et 1 mouton et il n’a pas encore l’argent suffisant. Fémou (sa compagne) travaille à Cunene, dans une lodge (celle où nous nous rendrons demain) près de son village d’origine à 1 heure d’avion. Nous apprendrons par elle, qu’elle a perdu son fils il y a un an et elle ne semble plus tellement compter sur Bravo pour s’occuper d’elle. Pourquoi ne nous a-t-il rien dit, sinon qu’il préfère revenir à sa commune d’origine et que sa femme possède un travail mieux rémunéré à Cunene.

Maintenant, Bravo ne pourrait plus vivre parmi les membres de sa communauté d’origine, son sort est trop différent, mais il les aide financièrement.

Les femmes du village acceptent de se faire photographier, elles portent des colliers, des coiffures, des ceintures très lourdes en argent. Les bracelets au pied les protègent contre les piqûres de serpent, servent également comme éléments de décoration et  comme portemonnaies ! Sur la tête, elles portent une crête , qui est un signe de maturité. Ces femmes sont seules au village (environ six huttes très primitives), pendant que tous les hommes gardent les troupeaux dans les montagnes. Elles s’occupent des jeunes enfants, elles en ont facilement 10 à 12, pas forcément tous du même homme, mais en général le chef du village les protège et subvient à leurs besoins.. Elles fabriquent des paniers, des animaux en bois, des colliers et bracelets, se couvrent de peinture rouge-ocre, qui les protège du soleil. La demi-sœur de Bravo aurait déjà 68 ans. Ces femmes fument de gros cigares, « tortichent » leurs derrières, en rythme, ont des démarches assez lourdes et vivent misérablement. Elles pratiquent le culte des ancêtres, ont repoussé l’évangélisation allemande. Elles accouchent à la maison, préfèrent perdre leur bébé dans leur Kraal, plutôt qu’à l’hôpital, à toute distance. Elles se  lavent très peu, 25 litres d’eau suffisent pour 4-5 jours pour environ 40 personnes.

Nous leur achetons quelques objets, elles sont toutes contentes et nous applaudissent. Ces rencontres sont toujours un peu difficiles, nous nous sentons « voyeurs », mais il faut savoir que ces visites « touristiques » sont importantes pour elles.

De retour au lodge vers 10 heures, nous sommes tout contents car le wi-fi marche. Bérengère m’a prêté le livre de Coetze « L’enfant Jésus », très énervant, car trop déjanté, Nous profitons de la belle piscine. Le soir, nous avons un apéritif dans la roche. Le dîner est aux chandelles, Il n’y a pas d’eau dans notre chambre et il fait très chaud. Un lion se promène, donc pas question d’aller dormir dehors. Les guides nous ont vraiment mis en garde contre les attaques des lions et des éléphants, qui peuvent tourner très mal.

Lundi 21 avril
Départ de Koakoland vers Kunene à la lodge Serra Cafema, située à l’extrême Nord-Est du Kaokaland, au bord de la rivière Kunene bordée en face par l’Angola. Vol parfait de 35 minutes, on nous attend à la descente de l’avion avec les fameuses serviettes chaudes, un immense gaillard nous amène en 40 minutes en 4×4 à la lodge. Accueil exemplaire, avec la bonne humeur et l’humour habituel. Nos chambres sont magnifiques, immenses avec vue sur le fleuve et l’Angola. Vers 17 h 00, nous partons en pirogue à moteur sur le fleuve Kunene pour essayer de voir des crocodiles, mais le fleuve est trop haut. Nous mettons le pied en Angola pour prendre l’apéritif et pensons à Frédéric, qui y a passé presque deux ans.

Notre guide Edward , du Zimbabwe est d’une intelligence supérieure, il a reçu à la fin de ses brillantes études une récompense : un voyage en France. Il nous raconte son choc culturel. Il est d’abord mal accueilli à la douane, il subit un interrogatoire qui le blesse dans son intégrité. Il ne sait pas un mot de français et les Français ne connaissent pas l’anglais. A l’hôtel, il enlève tout ce qui se trouve dans le frigidaire et y met ses propres affaires. Par informatique, il recevra une facture du contenu du frigidaire appartenant à l’hôtel, alors qu’il n’y a pas touché. Ce qui le choque le plus est de voir des Blancs qui nettoient les W.C. et les rues, ce n’est pas « NORMAL » et très décevant dans sa conception du monde Blanc/Noir. Il ne comprend pas qu’un café pris au bar debout coûte moins cher que s’il s’attable. Au Louvre, il est déçu par la Joconde, il trouve le tableau trop petit et envahit par trop d’explications. Il aime Versailles. Il est horrifié par les sex-shops de Pigalle et les journaux Play-boy. il se demande ce que ses ancêtres auraient pensé de lui avec une telle lecture.

Après deux apéritifs, on dîne avec Edward (notre guide) et Heini.(notre pilote). La conversation roule sur Mandela, les deux sont assez d’accord à son sujet : ils pensent qu’il n’était pas un Saint (Mandela le disait de lui-même). Même s’il avait fait des choses extraordinaires, il avait beaucoup de sang sur les mains dans sa lutte contre l’armée sud-africaine. On doit laisser sa mémoire tranquille et ne pas essayer de le rendre immortel.

Bonne nuit fraîche sous les pales des ventilateurs bien réglés.

Mardi 22 avril
Petit déjeuner à 6 h 30 et scenic drive avec un couple de Zürichois, lui est banquier, il a travaillé sous les ordres de Jacques Rossier il y a très longtemps.

Notre guide Edward s’arrête devant chaque plante et nous explique par le menu sa biologie et les merveilles de la nature. Notamment, la capacité de conserver l’eau et la chaleur pour ne pas transpirer. Les herbes de bushmen ont de petits parachutes pour essaimer plus loin et on fait de la farine avec les graines.

Certains arbres du désert ont des racines profondes, 60 mètres verticalement et horizontalement peuvent aller jusqu’à 100 mètres, toujours dans le but de chercher de l’eau. Certains buissons à feuilles restent verts toute l’année, ce qui permet une bonne nourriture pou le bétail et les redboks. On croise beaucoup de carcasses d’animaux, dues à la famine. On rencontre une variété infinie de scarabées de toutes les couleurs, adaptés à la dureté du climat.. Ils sont noirs le matin, lorsqu’il fait frais, puis changent de couleur par oxydation, lorsque le soleil darde ses rayons. Certains sont dorés et très industrieux., Ils peuvent volontiers copuler à trois, nous le constatons !

Boissons à 10 heures + croissants dans le désert, conversation politique animée.

On croise énormément d’oiseaux très beaux, des sortes de pintades (outardes) au cri strident, un springbok solitaire.

Promenade à pied l’après-midi le long de la rivière Kunene en amont cette fois-ci, puis montée dans la montagne avec vue splendide sur les dunes ocre-rouge. On redescend par une pente raide sur le camp en faisant des glissades dans le sable. Emilie, une américaine des plaines de l’Arkansas et une Namibienne très articulée nous attendent pour un magnifique apéritif à la nuit tombante. Enièmes whiskies pour Pierre et Antoine et tonics pour Bérengère et moi. Nous quitterons cette merveilleuse lodge avec regret.

Mercredi 23 avril
Départ à 8 h 30 pour Etosha. Edward nous conduit à la piste d’aviation. Sur le passage, on rencontre des babouins.. Edward nous embrasse Bérengère et moi avec un naturel parfait. Pierre va pouvoir prendre les commandes du Cessna, à sa plus grande joie et il s’en tire très bien.

Le vol d’une heure trente nous conduit à un aéroport intermédiaire, Ondangwa, pour faire le plein d’essence, puis nous repartons et arrivons à l’aéroport d’Etosha à 12 h 30. Un chauffeur nous attend pour nous conduire à la lodge Onguma Tented Camp, dans une réserve privée, tenue par un Namibien d’origine norvégienne. Déjeuner délicieux (ils savent faire les soupes) devant un étang attirant les animaux assoiffés. Nous contemplons de gracieux impalas, sprinbox, girafes etc…

Nous faisons un tour dans ce parc-réserve attaché à la lodge et admirons des zèbres et des girafes sympahiques et nombreuses, notamment.

Nous essayons de téléphoner à Thierry , après avoir appris la jaunisse sévère d’Isaac et la varicelle de Dora, mais sans succès.

Le pilote dîne avec nous et nous parle de lui, de sa vie, de ses espoirs, en toute confiance. Il aimerait grimper dans la hiérarchie et piloter de plus gros avions, mais il ne croit pas beaucoup à ses chances, car les postes sont dorénavant réservés en priorité aux Noirs.

La nuit est délicieusement fraîche avec des écureuils sur le toit, une souris dans la tente et les cris insistants des tourterelles.

Pierre et Bérengère se battent avec leur efficacité coutumière pour visiter le parc Etosha le lendemain, car le programme prévu branle au manche !

Jeudi 24 avril
Réveil à 5 h 00, petit déjeuner à 5 h 30, départ à 6 h 00 pour le parc national Etosha avec Eric. Après de longues recherches et l’impatience grandissante de Pierre, on voit enfin, vers midi, deux magnifiques lions qui prennent le soleil au bord d’un cours d’eau. Nous les admirons longuement. Sur un arbre, on observe un impressionnant boa constrictor en train d’avaler lentement un oiseau, on rencontre encore un éléphant, un long serpent traverse la route et beaucoup de sympathiques girafes + le reste de la faune, qui devient habituelle à la fin de ce beau voyage.

L’après-midi, après une bonne sieste, nous nous détendons à la piscine avec Bérengère, elle est minuscule, mais très propre avec des jets puissants et surtout devant l’étang, ce qui nous permet de photographier des phacochères, qui viennent presque fouler nos pieds.

Le soir, nous faisons une promenade à pied dans le bush, passionnante avec Pieter, le propriétaire, muni de son fusil, car il craint (ou feint de croire) que des jaguars et des léopards peuvent nous tomber dessus depuis les arbres.

Pieter nous montre de petites plantes jaunes, dont « le poison peut tuer nos femmes en 15 minutes, lorsqu’on les préparent en décoction » ! Pierre se fait dévorer par les moustiques, car il n’a pas de chaussettes et souffrira de démangeaisons violentes (genre puces de canards). On apprend tout sur les termitières et leur étonnante conservation de la chaleur et de la fraîcheur. Ces termitières s’acoquinent avec des acacias, dont les racines nourrissent en retour en eau ces termitières.

On observe toutes les traces au sol, celles de lions (danger permanent, car ils voient très bien la nuit et ont ainsi une longueur d’avance sur nous) et de serpents. On enjambe des colonnes de fourmis, qui sont capables de bouffer toute une termitière.

Pieter nous montre des plantes médicinales, qui enlève les nausées et les maux d’estomac, très prisées par les bushmen. On croise un gnou vexé, car on se permet de franchir son territoire, il souffle et gronde de dépit.

De retour au camp, Pieter nous offre un apéritif au bord d’un très beau brasero, moment magique dans la nuit africaine. Pieter, ravi de notre écoute, a la loghorrée…

Puis Pieter nous quitte, car il va assister à une réunion sur l’éducation avec des ONG, Il ne peut (ou ne veut) pas prendre Antoine avec lui, bien que le père du patron de la lodge Okahirongo Elephant Lodge y assiste aussi. Décidément, on se méfie ici des journalistes.

Vendredi 25 avril
Départ à 9 h 00 pour Windhoek. C’est notre dernier vol avec Heini, qui va durer 1 h 40. Quelques soubresauts près de Windhoek. L’atterrissage est parfait dans un petit aéroport pas loin de notre hôtel le Olive Grove Guesthouse , situé dans un quartier résidentiel blanc, très protégé et qui commence à être considéré comme dangereux. Un jeune chauffeur charmant Cliff nous amène à l’hôtel et propose ses services. Nous déclinons pour le moment

Après un déjeuner à l’hôtel et une sieste au bord de la minuscule piscine, Pierre ne se sent pas très bien, Bérengère est barbouillée, j’ai l’impression de commencer une tourista et me sens très fatiguée.

Pendant ce temps, nous allons à pied au centre avec Pierre et Bérengère, inconscients de l’incongruité de notre démarche, car très vite un jeune couple de Noirs nous prend en pitié et nous amène en voiture jusqu’à la principale rue marchande à l Independance Avenue. Nous changeons de l’argent, il y a tout un cérémonial sentencieux avec passeport à l’appui et moult formulaires. On cherche une librairie pour Pierre, sans succès et on visite le Mall, grand centre commercial. J’achète un petit habit avec broderie d’éléphant pour Isaac. On tente de rentrer à l’hôtel à pied, et cette fois-ci, ce sont des Sud-Africains qui nous proposent de monter à l’arrière de leur camionnette (plateforme à l’air libre) et de nous ramener à l’hôtel, car ils trouvent trop dangereux que nous nous promenions à pied à la nuit tombante dans ce quartier.

Nous retrouvons Antoine, qui interroge Katjje, un Namibien, cadre du Wilderness Safari, qui s’est occupé de notre voyage. Spécialiste de l’aménagement du territoire et du développement du tourisme, spécialement aves les Himbas depuis une longue période. Grande réussite sur le plan de la conservation de la nature et dans le cadre des « conservancies » (initiative au départ vient des ONG, – dont le World Wild Life – qui ont vendu le concept : accord entre le gouvernement, les entrepreneurs de tourisme et les tribus).

Nous allons dîner au Biergarten, endroit à la mode à 5 minutes de chez nous, recommandé par Bérengère Rosset, qui possède avec son mari une lodge près d’Etosha, mais là-aussi, nous devons prendre un taxi coûteux pour éviter toute mésaventure. L’endroit est très plein d’ambiance, nous partageons une longue table avec un charmant couple de hollandais. Il fait froid, Bérengère et moi prenons une entrée aux crevettes qui nous a probablement détraqué davantage l’estomac. Heureusement que nous arrivons à la fin du voyage. Nous avalons des T-bones de bœuf de 500 grammes pleins de fibres…

Samedi 26 avril
Antoine nous quitte, car il a rendez-vous avec M. Hofmann, le rédacteur en chef du journal « Allgemeine Zeitung », journal local namibien ancien (1820) en allemand,

Nous, les trois autres, restons tranquilles et prostrés à l’hôtel, je suis sans force et avale de l’Immodium en prévision du vol de retour en Suisse.

A midi, notre jeune chauffeur Cliff vient nous chercher , il est originaire de Caprivi, du désert du Kalahari. Il a perdu son père très jeune, il est le seul de la bande qui a fait des études et entretient sa famille, surtout sa mère dont il admire le courage. Il nous conduit dans une bonne librairie, où Pierre peut acheter un livre intéressant sur l’Histoire de la Namibie, puis nous nous rendons dans une pharmacie et tombons sur une charmante pharmacienne qui conseille Pierre pour ses méchantes piqûres de moustiques,. Enfin, nous nous rendons dans un Hand craft de femmes et retrouvons par chance Antoine. Nous achetons un collier de perles de culture roses reliées par une chaîne en argent, par chance, il plaira beaucoup à Eveline.

Nous allons déjeuner dans le parc central de la ville, restaurant très sympa, mixte noir/blanc, on attend beaucoup mais les pizzas sont bonnes. Cliff nous fait visiter le parc, rempli de vestiges des Allemands dans leur lutte contre les Herreros.

Cliff nous montrera aussi les cimetières des héros des deux côtés du conflit. Les Namibiens éprouvent le besoin de garder des traces de l’Histoire et ne pas tout effacer, car ils sont fiers d’avoir réussi leur indépendance. On trouve une rue Bismarck, une rue Mandela et une rue Mugabe, notamment !

Cliff nous emmène ensuite faire une visite de bidonvilles (shakes=petites maisons en tôle) en dehors de la ville. Notamment Penduka et un quartier qu’il aime particulièrement : Katatura, quartiers très animés, vivant du commerce de car wash, vente de voitures, chebeens (cafés), musique partout et grosse ambiance. Il reste quelques industries, celles de la bière, du plastique, de textile. Puis nous partons visiter une école professionnelle, surtout pour filles. soutenue par une ONG finlandaise, où les jeunes filles apprennent la cuisine, la couture, la céramique, à fabriquer des bijoux (colliers, bracelets), les garçons taillent les bijoux dans la céramique. Le cadre est ravissant, au bord d’un lac avec des roseaux.

Retour à l’hôtel, Bérengère apprend par miracle que l’heure de départ de l’avion pour Francfort, indiquée sur notre programme, est celle d’hiver et qu’en réalité, nous partons une heure plus tôt. Nous rappelons Cliff d’urgence et nous parvenons à l’aéroport à temps.

La queue pour checker est immense, Bérengère, toujours débrouille, se dirige vers le business class et tente de nous faire « upgrader » en business, mais il n’y a plus de place. En revanche, les jeunes femmes du comptoir acceptent d’enregistrer immédiatement nos bagages. Comme Antoine et moi avons 3 valises au lieu de 2, ils ne font qu’un colis avec deux de nos valises, grâce à une machine spéciale (système qui fabrique une fourre en plastique très solide) et le tour est joué ! Nous évitons le supplément de 110 dollars payés au départ de Genève, pour le vol sur Francfort.

Nous avons de bonnes places au centre et nous réussissons à dormir 4-5 heures, grâce aux bas de contention, aux masques, aux coussins gonflants et surtout au stilnox…

Dimanche 27 avril
Nous arrivons à Francfort au petit matin. Nous achetons un beau sac rouge à Eveline et une robe olive pour Diane. Nous devons attendre l’avion de 11 h15 et arrivons sans encombre à Genève à 12 h 30. Heureux, nous irons faire la connaissance du petit Isaac l’après-midi, au chemin des Vollandes où David, Julie et Diane nous rejoindront et passeront la nuit et la matinée chez nous avec bain de piscine à la clef, avant de s’envoler pour Londres.

Ce voyage fut magnifique, il m’a aidée à me sentir de mieux en mieux et m’a permis de me vider la tête en m’immergeant dans des paysages magnifiques, une nature sauvage envoûtante, en compagnie d’amis précieux.

Danielle et Antoine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chère Madame,

Namibie - Rivière Kunene

Namibie – Rivière Kunene

Ces lignes pour vous remercier vivement pour notre magnifique voyage en Namibie.

Tout s’est passé comme du papier à musique.

La pilote était très sympa.

Nous avons eu un gros faible pour la Kunene.

Bien à vous,

 Gregory

 

 

 

Mesdames,

Le temps file et pourtant nous aimerions vous donner quelques impressions relatives à notre voyage de cet été en Namibie.

Namibie - Girafe

Namibie – Girafe

En trois mots : ce fut extraordinaire. Tout est dit. Le pays en lui-même est une merveille. Son faible taux de population, ses étendues désertiques dans lesquelles vous êtes seuls au monde, ses couleurs chaudes et changeantes, ce fut exactement ce dont nous rêvions, mais en mieux. Ayant vécu dans un pays en développement, nous savons que nous avons capté la crème de la Namibie. Le mode de voyage en voiture personnelle, le séjour dans les loges, tout était en place pour nous éviter de voir une réalité sociale peut-être difficile. Néanmoins, la réalité que nous avons vue, c’est à dire les paysages, les animaux, les impressions grandioses d’être témoins de la création du monde, cette réalité existe. Et nous sommes heureux de l’avoir côtoyée. En ce qui concerne la planification du séjour, le mode « un jour de déplacement et deux nuits dans la loge » fut parfait. Nous avions souhaité que les déplacements soient limités en km, ce fut le cas. Les 350 km, Amani -> Zebra River Lodge, sont à notre avis un maximum dans la mesure où nous nous arrêtons souvent pour photographier le paysage ou simplement y faire quelques pas pour nous en imprégner. De plus, en respectant les consignes de conduite sur gravier, il n’est guère possible de faire 500 km par jour. Le départ très tôt le matin n’est pas non plus toujours possible, en fonction des activités de la loge, à moins de se priver de petit déjeuner, ce que nous n’avions pas envie de faire. En résumé : les distances furent très bien dosées. La première nuit à Amani est une bonne idée, car proche de l’aéroport.

Namibie - Dunes

Namibie – Dunes

Néanmoins, l’arrivée en fin d’après midi à Amani ne permet pas de participer aux activités de la loge. Arriver avant est quasi impossible avec la prise de voiture à l’aéroport, la discussion avec l’agent de l’endroit, le passage en ville pour chercher un automate qui accepte les Master Card, etc. Il faudrait pour cela prendre un avion plus tôt à Johannesburg. En attendant notre vol à Johannesburg, nous avons vu des avions partir pour Windhoek. N’aurait-il pas été possible d’en prendre un ? s’agit -il de compagnies moins sûres ? Pour des raisons personnelles nous avons été contraints de rester un jour de plus à Amani. Nous ne l’avons pas regretté. S’il fallait repartir, nous le planifierions ainsi. Le propriétaire de la loge est français et a une grande expérience de l’Afrique. Pour des novices de l’Afrique que nous fûmes, ce fut utile de pouvoir lui poser toutes sortes de questions et d’être en sorte initiés au pays par lui. Ce fut une excellente entrée en matière pour nous. Ils ont une bonne expérience avec la réhabilitation des animaux et les visites de fin d’après midi sont superbes. La cuisine et le service sont de haut niveau. Donc arriver plus tôt dans la journée ou faire un jour de plus à Amani, voici notre suggestion. Zebra River Lodge, accueil très chaleureux, endroit incroyable ! Nous n’y avons passé qu’une nuit pour synchroniser à nouveau notre voyage avec les plans. Sossusvlei Lodge, un peu plus touristique mais néanmoins de haute qualité avec des excursions dans des paysages d’une beauté stupéfiante. Barchan Dunes Lodge, une paix totale avec des hôtes charmants. Et ainsi de suite. Après ces séjours auprès d’hôtes attentionnés, l’atterrissage dans la Villa Verdi à Windhoek fut rude. Une impression de vide, même si la réceptionniste était souriante, une impression que les patrons venaient de quitter l’établissement, un cuisiner à la limite de l »impolitesse et une nourriture de cantine. Est-ce la qualité des moments précédents qui rendent notre jugement si sévère. Peut-être, mais ce serait peut-être mieux de finir un voyage de cette qualité dans une loge à proximité de Windhoek, afin de prolonger le rêve.

Namibie - Makgadikgadi Kwena Tent

Namibie – Makgadikgadi Kwena Tent

A l’aéroport de Windhoek, une prise de bec avec l’employé de budget, parce qu’il voulait nous faire payer un nouveau pneu ou en tout cas une bonne part (nous avions eu besoin d’une des deux roues de secours). Jean, de Latitude 24, d’ailleurs très disponible, nous a par la suite expliqué que ce qu’il exigeait était correct, conforme au contrat qu’elle a avec eux et que nous en avions été informés lors de notre arrivée. Nous suggérons que le contrat relatif à la location de la voiture puisse être lu AVANT le voyage, en Suisse en toute tranquillité. En effet, lorsqu’on arrive le premier jour à Windhoek, après un jour entre voyage et attente, – une demie heure d’explications par Jean concernant le voyage à venir, – l’essai infructueux de retirer de l’argent à l’aéroport, – le contrôle à la va vite de l’état initial de la voiture, – l’écoute de toutes les consignes de la conduite sur différents types de routes, et qu’on doit signer le contrat de location sans avoir pu réaliser ce que l’on signe, ça fait beaucoup en très peu de temps. Mais Verdi et Budget sont des bricoles dans ce magnifique voyage, et si nos remarques peuvent servir à d’autres voyageurs, alors tant mieux. En résumé et pour finir, nous sommes enchantés de ce voyage et vous remercions de sa mise sur pied et de sa bonne organisation. Avec nos meilleures salutations.

Jean et Dominique

Bonjour Nanda,

Namibie - Désert

Namibie – Désert

Désolée pour le retard (dur retour à la réalité !), …mais comme promis, voici un petit mot sur notre voyage. En voulant le décrire, je me rends compte qu’il est assez difficile de mettre des mots sur notre voyage, car il est bien plus à propos de ce qu’on a ressenti que ce que l’on a fait (ce qui se résume assez simplement en : conduire, se balader, bien manger, observer et dormir !). Mais le plus important n’est pas ce que l’on a fait, mais ce que l’on a vécu : un pays incroyable de variété et de nature à l’état brut, un horizon qui s’étend à l’infini, un sentiment d’immensité, des rencontres marquantes, aussi bien au niveau des gens qui nous ont réservé un accueil chaleureux que de la multitude d’animaux insolites que nous avons croisés (du suricate presque apprivoisé au rhino, en passant par toutes les sortes de springboks, oryx, kudus, damara dik dik et autres espèces de biches et gazelles)… sans oublier les montagnes, le désert majestueux, le silence incroyable, la nuit noire peuplée uniquement d’étoiles… et tout le reste ! L’expérience est unique et vraiment dépaysante – et donne envie de découvrir plus l’Afrique.

Namibie - Caprivi Kwando

Namibie – Caprivi Kwando

L’organisation du voyage a beaucoup contribué au succès de l’aventure, nous menant de lodge en lodge sans aucun accro de parcours et sans même crever un pneu de notre brave Toyota Corolla (qui eût cru qu’une telle voiture passe à tant d’endroits !). Chaque lodge a été une surprise bienvenue, et il est difficile de dire laquelle nous avons préférée, car chacune nous a réservé un charme nouveau et bien particulier. Pour tout ceci, un grand merci, nous avons beaucoup apprécié le soin mis dans le choix de tous les éléments du parcours – l’œuvre de vrais connaisseurs ! Nous avons ramené environ 1600 photos ( !), mais serions ravis d’en partager quelques unes avec vous si vous en voyez l’intérêt. Encore merci pour tout, et au plaisir de vous revoir bientôt !

Marie-France & Philippe

Chère Nanda,

Pardon d’avoir tardé à vous donner des nouvelles,

Voyage en Namibie

Voyage en Namibie

mais évidemment nous avons déjà été repris par un tourbillon de devoirs professionnels et autres!

Voyage en Namibie

Voyage en Namibie

Voici déjà quelques notes. Sur le plan technique, nous n’avons eu aucune anicroche. La voiture n’a eu aucune panne ni crevaison. Nous avons juste eu un marchepied cassé qui a été ressoudé séance tenante dans un atelier au milieu de nulle part! Le modèle pick up Nissan double cabin 4WD que nous avons eu était bien dimensionné pour les bagages et nous avons bien fait de faire l’upgrade. Par contre les places arrières étaient étroites et peu confortables pour les trajets que nous avons fait. En outre le compartiment bagage n’était pas étanche et nos valises très empoussiérées! A améliorer pour une prochaine fois!

Voyage en Namibie

Voyage en Namibie

Mme. Mousseau nous a bien reçu à notre arrivée à Windhoek et sa carte très clairement jalonnée (ainsi que vos renseignements et votre dossier), nous ont permis de voyager sans effort et sans la moindre erreur de parcours. Les guest farms et lodges étaient excellentes et l’accueil sympathique et ouvert partout.

Voyage en Namibie

Voyage en Namibie

Un point à surveiller pour l’avenir: Zebra River lodge a changé de propriétaire depuis 2 mois! Le nouveau nous a paru fantasque et peu empressé, plus préoccupé par sa quiétude et son heure d’apéritif que par le souci de satisfaire la curiosité de ses hôtes. Heureusement que son épouse est disponible et aimable. L’endroit est par contre magique et nous ne regrettons pas ce séjour. En pièces jointes quelques photos.

Un grand merci pour tout.

Bien cordialement,

Voyage en Namibie

Voyage en Namibie

Pierre-Jean

Bonjour,

J’ai longtemps essayé d’écrire quelques lignes pour décrire ce magnifique voyage que nous avons fait en Afrique mais je n’y arrive pas…

Namibie - Arbrea Carquois

Namibie – Arbrea Carquois

Tellement de choses à dire et pourtant je ne trouve pas les bons mots pour les expliquer tellement c’était magique ! Merci beaucoup Beatriz pour l’organisation de ce beau voyage. Et ci-joint quelques photos de Camp Kwando et du désert de sel et notre nuit à la belle étoile… Meilleures salutations,

Sophie